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 ETAPE 2 : 960 milles : équipage 11 : 12 jours

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Source fond : Atlas du Canada - La région circumpolaire Nord - atlas.gc.ca

Etape 2 suite : Tour de l'Islande (15 juillet 2015)

Si la route du Sud est bien plus directe, faire le tour de l'Islande par le Nord permet de découvrir ses côtes découpées, ses villages, ses fjords, aussi ses caps réputés tels que Langanes et le Horn qui tirent leur réputation des forts courants, des tempêtes et des glaces hivernales. Nous sommes au mois de juillet, en plein été, même si nous avons du mal à y croire à en juger du thermomètre qui s'obstine à rester en-dessous de 10°C.


Extrait des 'Pilot Charts' américains. Les roses des vents montrent la fréquence des vents par secteur, la région de Tassiilaq à l'ouest.

Les 'Pilot Charts' indiquent la prédominance de vents du secteur N-E au mois de juillet. Nous en profitons pour naviguer à la voile avec des vents constants entre 15 et 25 noeuds ... mais froids et humides, nous regrettons le brouillard persistant et l'absence de soleil. Dans ces conditions le radar s'avère indispensable pour des atterrissages en sécurité: avec une visibilité souvent inférieure à 1 mille nautique, l'entrée dans un fjord ou une baie abritée ne se découvre qu'au tout dernier moment.


Approche d'Isafjordur. Excellentes conditions en entrant dans Isafjardardjup (photos Peter Gallinelli - Kalle Schmidt)

Découverte des Fjords du N-W


Plage de sable noir de Hornvik / traversée plus ou moins mouillée de nombreux torrents / séchage à l'arrivée à bord de Nanuq (photos Peter Gallinelli)

Escales et mouillages à ne pas manquer, les fjords du N-W sont le coin le plus sauvage et solitaire de l'Islande. Il est encore possible de s'y perdre pour de bon, surtout par temps couvert et brouillard. Dans ces conditions une simple promenade se transforme vite en aventure. Des chaussures étanches sont inutiles - elle finissent mouillées de toute façon car les chemins sont rares et il faut traverser marécages et torrents. Ainsi le retour à bord est un moment fort apprécié, c'est notre lieu d'accueil confortable, sec et chaud - il y a boissons chaudes et nourriture!

La faune est abondante. Nous observons renards arctiques et de nombreuses espèces d'oiseaux de mer qui nichent dans les falaises - à l'abri des premiers, très friands d'oeufs d'oiseaux. Nous observons furtivement quelques baleines et sommes accompagnés de dauphins. Les traces de l'homme se font rares. Ils ont abandonné le territoire il y a plus d'un demi-siècle à la faveur d'une vie plus confortable dans la communauté de leurs semblables réunis dans les villes plus au sud. Les rares maisons sont encore utilisées en été, quand les islandais s'y rendent pour renouer avec la nature.

Cap enfin sur Reykjavik où notre prochain équipage nous attend dans quelques jours. Histoire à suivre...

Distance parcourue depuis Torshavn : 740 milles nautiques


Etape 2 : Arrivée en Islande (6 juillet 2015)

Nous voici bien arrivés à Eskifjordur sur la côte Est de l'Islande après une traversée rapide depuis l'archipel des Féroé par grand frais. Premier mot du capitaine du port: 'Welcome to Iceland' ... les 5°C contrastent avec la période de canicule qui s'abat en ce moment sur Genève. Plus besoin de frigo; le beurre stocké dans la cale du bateau est dur comme s'il sortait d'une glacière. L'eau est à 5°C. Il neige à 500m d'altitude.


Nanuq naviguant à pleine puissance par grand frais (extrait vidéo Kalle Schmidt - en train de prendre une énorme douche)

Il souffle un vent du Nord frais et froid, inhabituel pour cette période - il faudra patienter jusqu'à samedi pour la bascule prévue au NE. Après le passage et la bénédiction des douanes nous bondissons sur le sol dur et stable. Randonnée alpine sauvage sur les sommets encore enneigés des environs (800-1000m d'altitude) pour les uns, d'autres préfèreront l'exploration du village et du Wifi local, suivi d'un bain thermal de plein air à l'Islandaise ... sauna et bassins au choix de 34 à 42°C. En fin de journée l'équipage est fatigué et ravi!


Terre en vue / atterrissage Islande côte Est / rando au-dessus de Eskifjordur (photos Kalle Schmidt)

Petits contretemps aussi: Durant la traversée nous avons heurté un objet flottant à pleine vitesse (10nd) et endommagé la dérive bâbord ... heureusement on peut s'en passer, même si les bords de près tribord-amures seront moins bons. Les habitants d'Eskifjordur font leur possible pour essayer de trouver une solution ... ce sera probablement pour Reykjavik.

Distance parcourue depuis Torshavn : 300 milles nautiques

Des nouvelles bientôt ...

 
 

 

peter.gallinelli & all - novembre 2015